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 le Vignoble Charentais, vins de pays, pineau, cognac

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Cognac, Pineau...et Vins de Pays Charentais

Après le Cognac, le Pineau, le Vignoble Charentais a trouvé son troisième pilier, les vins de Pays Charentais.

Les vins de pays charentais
Les deux départements charentais, Charente et Charente-Maritime produisent une gamme de plus en plus étendue de vins de pays et de vins de cépages, blancs, rouges et rosés. Les viticulteurs s’organisent pour diversifier et changer l’image du vignoble.
Les vins blancs représentent plus de 80 % de la production. Secs, légers, fruités, ils accompagnent remarquablement les produits de la mer. Parmi les vins blancs de cépage pur, le colombard est particulièrement typique du terroir.
Les vins rouges, fruités, se boivent également jeunes et accompagnent parfaitement les produits du terroir.
Les vins rosés ont de plus en plus de succès, en toutes circonstances.

Le pineau, fruit de la vigne et d’un heureux hasard
On raconte qu’au 16ème siècle, un vigneron aurait fait l’erreur de mettre du jus de raisin frais en fermentation dans un fût contenant encore de l’eau de vie de cognac. Ce mélange arrête la fermentation du moût et donne la teneur en alcool.
C’est ainsi qu’est né le pineau, vin de liqueur d’appellation d’origine contrôlée. L’opération de mutage rend les moûts muets en arrêtant la fermentation par adjonction d’alcool. Le pineau existe en blanc et en rosé, selon les cépages utilisés.
Le titre alcoométrique doit être au minimum de 16°. Le pineau vieillit en fût de chêne.
L’élaboration du pineau est très réglementée, ce qui garantit une grande qualité. Vous remarquerez d’ailleurs sur chaque bouteille, le timbre de garantie du Syndicat des Producteurs de Pineau des Charentes.
Le pineau se déguste très frais, sans glaçons, en général à l’apéritif. Il accompagne agréablement le melon ainsi que le foie gras.

Le pineau, l’approche du connaisseur
Le pineau, c’est un apéritif fort agréable et qui se sert frais. Produit de la région par excellence. C’est quoi exactement ? Il convient de le demander à M. Favre qui, avec bonhomie et constance, vous le propose en dégustation et à la vente sur le marché de Saint Palais sur Mer. Son pineau, c’est son produit, c’est son enfant. N’en dites pas de mal. Vous pouvez évidemment lui rendre visite, mais en fin d’après-midi de préférence, à Campagne .sur la route d’Epargnes. Enfin, goûtez-le. Tout près du marché de Saint Palais, juste en face, vous avez le pineau de M. Arrivé. Entrez dans la boutique, Madame vous fera aimer le pineau Château Bellevue

Il y a de nombreux endroits où l’on peut se ravitailler en pineau. Par exemple, à l’intérieur des terres, sur la route de Rochefort, vous trouverez à Saint Sulpice de Royan, la cave coopérative de la Seudre. Là, en toute tranquillité, vous pourrez garnir votre coffre de bouteilles de Rayon d’Or
Maintenant, il m’est arrivé d’aller chercher mon pineau à Saint Dizant du Gua. C’est sur la route départementale qui relie Royan à Bordeaux mais attention, à un moment il faut tourner à droite, dans un village à la belle église romane (encore une). Et vous voilà filant à travers champs. A Saint Dizant du Gua, il suffit de tourner à gauche (face à l’entrée du château Bolon) et vous verrez une maison basse à l’intérieur de laquelle on vous racontera l’histoire de la fabrication du pineau. Il ne faut pas hésiter à déguster et, si vous appréciez, à acheter. Le pineau qui n’est pas blanc a retenu toute mon attention.

Il y a encore bien des endroits où se procurer ce nectar. Il faut parfois s’arrêter à un panneau (pineau : tourner à la première à droite….) et entrer dans la ferme (ou la maison). Si l’on apprécie, on part avec une bouteille, sinon on dit que l’on va réfléchir…ou que ce sera pour la prochaine fois. 
Si je découvre d’autres endroits de pineau, je vous les communique. Mais si vous pouvez éviter les supermarchés, évitez-les. Pour un pineau, cela manque de poésie.

Le Cognac, un produit très français, mais le connaît-on réellement ?

Voici une version de la naissance du cognac. Déjà au temps des Romains et des Gaulois, un vignoble s’étendait autour de La Rochelle. Au XIIème siècle, sous l’impulsion du roi d’Angleterre, époux d’Aliénor d’Aquitaine, le commerce du vin se développe avec l’Angleterre et les Pays Nordiques.
Le vignoble s’étend à toute la Charente. Le vin supportait mal les transports et vint l’idée de le distiller et d’expédier une ‘eau de vie’ que les gens du nord buvaient additionnée d’eau.

Le vignoble est partagé en six terroirs, six crus, en fonction de la structure des sols et des climats. La Grande Champagne et la Petite Champagne tirent leurs noms du sol crayeux comme dans la région de Reims. Trois cépages, l’ugni blanc, la folle blanche et le colombard sont cultivés pour produire les vins blancs qui seront distillés.
Après la double distillation dans un alambic charentais, l’eau de vie vieillit dans des fûts de chêne dont le bois cède peu à peu de ses tanins au cognac, lui donnant son goût et sa couleur ambrée. Le degré alcoolique baisse et l’évaporation dans l’obscurité des chais est importante, c’est la ‘part des anges’.
Une fois mis en bouteille, le vieillissement d’un cognac s’arrête et il reste conforme à la désignation portée sur l’étiquette. Ces désignations varient suivant la moyenne d’âge des eaux-de-vie qui entrent dans sa composition ainsi que de leur provenance.
Par exemple, pour certains charentais, VSOP ne signifie pas seulement ‘Very Superior Old Pale’ mais aussi ‘Veuillez Servir sans Oublier Personne’.

Notes

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