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Pour les amateurs d'Art Roman, de
patrimoine, pour les amateurs de manifestations culturelles et
artistiques, l'Abbaye de Trizay est une destination qui compte,
en saison estivale comme dans le reste de l'année.
Mais Trizay est aussi une superbe
balade pour tous dans la Saintonge romane et plus
particulièrement dans la vallée de l'Arnoult. C'est l'assurance de quelques heures
de sérénité, de détente, dans un lieu à la fois proche et
éloigné des flux touristiques.
La vallée de l'Arnoult
Un panneau d'information nous
informe sur l'activité qui fait la renommée de cette vallée dans
la région, le maraîchage. "Au 10ème siècle, l'Arnoult formait un
vaste estuaire au bord duquel se situait le village de Trizay.
L'eau s'est retirée et a laissé
place à une plaine riche en alluvions, les "mottes". Le
maraîchage qui y est pratiqué depuis le Moyen-Âge, s'est
véritablement développé au 19ème siècle. L'Arnoult a été
canalisé en 1812. La vallée de l'Arnoult est alors entièrement
consacrée aux cultures légumières: choux, carottes, poireaux,
artichauts, céleri-raves et les fameuses "mojhettes" haricots
blancs demi-sec.
Trizay, étape sur la route de
Compostelle
La route préhistorique reliant
Saintes à l'Ile Madame fut la première à traverser Trizay, mais
la plus importante reste la route de Compostelle.
Un ensemble médiéval imposant
Après avoir parcouru les quelques
kilomètres de la route étroite et isolée qui conduit à l’Abbaye,
on ne s’attend pas à voir soudain apparaître en pleine nature,
un ensemble monumental d’une telle importance.
Avant de continuer jusqu’au parking
visiteurs près du bâtiment d’accueil, on peut s’arrêter quelques
instants au petit croisement pour
profiter de la vue d’ensemble et imaginer la grandeur et la
majesté de l’ensemble à l’époque de son intégrité et de son
apogée. On a envie d’en savoir plus sur son passé.
La visite va largement répondre à
notre attente.
Le petit bâtiment de
l’accueil, harmonieux dans ses proportions, isolé des
autres, affirme sa position de gardien de l’ensemble
architectural sur la gauche et du paysage bucolique qui
s’étend sur la droite. Tout est mis en oeuvre pour
faciliter la compréhension des lieux. Les textes de l’Atelier du
Patrimoine de Saintonge qui figurent sur les panneaux
d’information placés sur les différentes parties des
bâtiments, salle capitulaire, réfectoire, dortoir,
cellier,... nous font revivre ce monastère.
Le prieuré de Trizay, un
ensemble monastique médiéval
C’est le titre d’un panneau
de présentation qui nous informe sur l’origine de Trizay :
‘’Le prieuré de Trizay, dont
on attribue la fondation à un seigneur de
Tonnau-Charente, devint, à une date indéterminée -
peut-être dès l’origine - une dépendance de la grande
abbaye bénédictine de la Chaise-Dieu en Auvergne. La
construction, qui commença autour de 1100 par
l’édification de l’église, s’échelonna sur toute la
première moitié du 12èmesiècle, semble-t-il.’’
La salle capitulaire
‘’La salle capitulaire, lieu de
réunion quotidienne de la communauté monastique, est placée dans
l’aile orientale, contre l’église, conformément à la
distribution traditionnelle au Moyen-Âge. ...
On peut placer cette façade un peu
au delà de 1150 c’est à dire bien après l’ouverture du chantier
de l’église. ...
Les six voûtes en croisées d’ogives
furent construites au 13ème siècle, sans doute en
remplacement d’un simple plafond initial.’’
Le réfectoire
Le réfectoire est une pièce
magnifique remarquablement restaurée. Là encore le texte de
l’Atelier du Patrimoine de Saintonge nous explique l’évolution
de cette salle au cours des siècles.
‘’ Cette grande pièce, la plus
éloignée de l’église, accueille toujours le réfectoire dans les
abbayes bénédictines. Les repas y étaient pris en commun, en
silence, tandis qu’un moine, placé dans une chaire ou une niche,
lisait un passage des évangiles. On perçoit ici les deux grandes
périodes de construction et de transformation qu’a connu le
prieuré.
Du 12ème siècle,
ont été conservées les deux fenêtres les plus orientales, des
tronçons d’une banquette qui faisait le tour de la salle ainsi
que le mur occidental, traité comme un arc triomphal avec trois
baies aveugles. ...
De grandes transformations ont
affecté ce réfectoire au 15ème siècle, puisqu’on l’a
surélevé pour le couvrir de trois grandes voûtes sur croisées
d’ogives. Les peintures dont on a orné les voûtains
représentaient notamment les symboles des évangélistes.’’
Le Centre d’Art Contemporain
Il ne faudrait pas croire que
l’Abbaye et le Centre d’Art Contemporain sont deux entités
séparées.
Les artistes exposent dans les
différentes salles restaurées de l'Abbaye, peintures,
sculptures, tapisseries,...Toute l'année, des expositions sont
organisées.
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