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Saintes, la Ville Gallo-Romaine
Les témoignages de la ville
antique de Saintes, capitale de la grande province romaine
d'Aquitaine.
Les témoignages de la ville
gallo-romaine sont aujourd’hui présents sur les deux rives de la
Charente alors que la ville de Mediolanum Santonum s’étendait
sur la rive gauche.
En fait, l’arc romain de Germanicus
était érigé sur le pont qui franchissait la Charente.
Il a maintenant été remonté sur la
rive droite et le musée archéologique a été construit au
voisinage de l’arc de Germanicus.
L’Arc de Germanicus
"Il fut construit vers 18-19 après
J.-C. par Caius Julius Rufus, notable santon.
Dressé à l’entrée du pont romain
aujourd’hui disparu, il était dédié à Tibère, Drusus et
Germanicus.
Menacé lors de la destruction du
pont, il fut démonté et reconstruit grâce à l’intervention de
Prosper Mérimée en 1843".
A la disparition du vieux pont en
1842, Prosper Mérimée était inspecteur des Monuments
Historiques.
Le Musée Archéologique
Situé près de l’arc de Germanicus,
il regroupe des vestiges romains, des colonnes, des chapiteaux,
des bas-reliefs, …
On peut y voir une pièce
extraordinaire, les vestiges d’un char romain de parade.
Un panneau à l'entrée, nous précise
l'origine et la vocation du musée:
"Les bâtiments abritant les collections lapidaires sont les
anciens abattoirs du 19ème siècle. On peut encore voir des
poulies sur les solives...
Les collections ont été installées
là en 1933 dans le seul souci d'une évocation de la qualité des
monuments gallo-romains publics ou privés détruits.
Il s'agit d'une des plus importantes
collections lapidaires monumentales gallo-romaines en France".
La Ville Antique Mediolanum
Santonum
L’amphithéâtre, plus connu sous le
nom « Arènes de Saintes », est situé au nord, un peu à l’écart
de la ville.
On peut s’y rendre à pied à partir
de l’église Saint-Eutrope mais ce peut être plus rapide de s’y
rendre en voiture.
A l’entrée du site, un panneau
d’information très bien fait et très didactique nous éclaire sur
le passé gallo-romain de Saintes.
"La ville antique de Saintes joua
sans doute dès le règne d’Auguste (25 avant J.-C., 14 après
J.-C.) un rôle primordial, peut-être même celui de la grande
province d’Aquitaine.
Elle fut en tout cas la capitale du
‘pays’ des Santons, ce peuple gaulois soumis, puis assimilé, qui
allait donner son nom à la Saintonge.
C’est au tournant de notre ère que
la cité se couvrit de grands monuments dont les seuls
témoignages sont aujourd’hui les collections lapidaires du Musée
Archéologique, l’Arc de Germanicus, les vestiges des thermes de
Saint-Saloine et cet amphithéâtre.
Sous l’empereur Auguste, Agrippa
avait ouvert une importante route depuis Lyon, capitale des
Gaules, qui aboutissait au pont de Saintes à l’est, où elle
franchissait la Charente, avant de marquer l’axe majeur de la
ville, le Decumanus Maximus.
La rue qui contourne l’amphithéâtre
était sans doute la sortie de la ville et la continuation de la
Voie d’Agrippa vers Bordeaux.
L'Amphithéâtre
"Construit vers 40-50 après J.-C.
sous le règne de l’empereur Claude, en s’appuyant sur les flancs
du Vallon des Arènes, il pouvait contenir près de 12/15 000 à
18/20 000 places, selon les hypothèses, soit sans doute la
totalité de la population de la ville".
Quelle que soit la bonne hypothèse,
on est impressionné par le choix du site et on imagine la foule
assistant au spectacle.
Et toujours la référence aux
Romains...
Comme en témoigne l'enseigne de
cette boutique située près de l'arc de Germanicus, les Romains
sont toujours présents quand il s'agit de déguster un bon pineau
ou un bon cognac...
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