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Le Marais Poitevin est l'une des rares zones
humides de France. Après la Camargue, c'est la deuxième plus grande
zone humide de France. Elle concerne
75 communes, deux régions,
Poitou-Charentes et Pays de Loire, 3 départements, Deux-Sèvres,
Charente-Maritime et Vendée.
Les "Marais Poitevins" s'étalent de Niort dans
les Deux-Sèvres, à la Baie de l'Aiguillon en Vendée, en faisant un
petit détour par la Charente-Maritime.
Le Marais Poitevin couvre au total environ 100 000 hectares et la
longueur d'est en ouest, de Niort à l'océan, est de 70 km.
La Sèvre Niortaise est la principale rivière qui alimente le marais.
Les "Marais
mouillés" couvrent 30 000 hectares
de zones inondables. Ils doivent leur nom au fait qu'ils constituent
les zones d'épandage des eaux des crues des rivières. La partie
située entre Niort et Maillé est surnommée "La Venise Verte". La
nature y est la maîtresse et elle est encore très préservée.
Les "Marais desséchés" sont en fait un ensemble de polders de
culture et d'élevage.
Le marais maritime est constitué par la baie de l'Aiguillon, ce qui
reste du grand golfe marin.
un peu
d'histoire
A l'origine, le golf des Pictons qui
s'étendait jusqu'à Niort, avec des îlots calcaires. La mer s'est retirée et
le golfe s'est comblé d'alluvions.
Le marais est artificiel et ce que l'on
connaît aujourd'hui est le résultat de 10 siècles d'aménagements.
Ce
sont des moines qui à partir du 11ème siècle ont
entrepris des travaux pour drainer les terres, permettre aux eaux
pluviales de s'évacuer, et qui ont creusé tous les canaux pour
baisser le niveau des eaux , limiter les inondations et récupérer
des terres pour les cultiver.
Les travaux des moines ont été interrompus par la guerre de 100 ans
et les guerres de religion. Sous Henri IV, les travaux reprennent
avec l'aide des Hollandais, et continuent jusqu'à la fin du 18ème
siècle.
La tradition dit que le nom de Marais Poitevin vient du fait que les
moines venaient de Poitiers.
On est frappé par le tracé des canaux
qui ne sont pas rectilignes, qui ont beaucoup de virages.
L'explication généralement avancée, est que cette conception était
de nature à ralentir les courants.
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quelques repères
Le
réseau hydraulique, canaux, conches, rigoles, fossés, écluses,
biefs, du Marais Poitevin est impressionnant.
La
conche est la plus typique avec sa voûte de verdure, ses méandres et
ses alignements de frênes têtards.
Pour
l'anecdote, la conche du Marais Poitevin n'a rien à voir avec la
conche du littoral Royannais, nom donné à une plage abritée entre
deux falaises.
Les
conches portent des noms liés à la petite histoire locale.
La rigole a un tracé plutôt rectiligne, une
profondeur plus importante. Elle facilite l'écoulement des eaux.
Les
fossés délimitent les parcelles et constituent des clôtures
naturelles. Ils sont très nombreux car les parcelles sont petites.
Les frênes têtards, arbres étêtés pour exploiter
les branches et qui présentent une touffe de branches au dessus du
tronc.
Le peuplier, le "blanc du Poitou", est
l'autre arbre le plus répandu.
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