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La Tour Saint-Nicolas, une visite qui s'impose

Vue de l’extérieur, un imposant ‘’donjon’’ orienté vers la mer, à l’intérieur un dédale de salles, galeries, escaliers, couloirs.

C'est la plus haute des deux tours de l'entrée du port. Nous avons deux bonnes raisons pour vous recommander de faire la visite de la tour Saint-Nicolas, l’architecture intérieure et la vue sur la baie, le port, la ville.

Vous pouvez également avoir d'autres motifs de visite comme par exemple les expositions artistiques qui s'y tiennent.

Deux itinéraires pour approcher la tour Saint-Nicolas

A partir de la place de la tour de la Chaîne, du cours des Dames ou de la Grosse Horloge, on a deux possibilités pour se rendre au pied de la tour Saint-Nicolas.

La première est de faire le tour du Vieux Port en suivant les quais.

en savoir plus sur la promenade du Vieux Port

La seconde possibilité est de se rendre à l’embarcadère tout proche du ‘’Passeur’’ et en quelques minutes, le Passeur nous débarque sur la rive sud de l’avant-port, à quelques dizaines de mètres de l’entrée de la tour Saint-Nicolas. C’est de plus un passage toujours émouvant entre les deux tours et un passage au pied de la tour, côté mer. C’est de là qu’elle nous écrase de sa hauteur et de sa masse imposante.

L'entrée de la Tour Saint-Nicolas

L'entrée actuelle se fait au premier niveau par une montée et une passerelle qui surplombe la porte d'entrée de l'époque qui donnait accès au rez-de-chaussée.

A l’entrée de la tour, des panneaux d’information nous donnent un premier aperçu sur l’historique de la tour Saint-Nicolas.

Sur un premier panneau, on peut lire :

"Tour Saint-Nicolas
(14ème - 15ème siècles)

Véritable "donjon seigneurial" tourné vers la mer, symbole de la puissance de la cité rochelaise au Moyen-Âge. Le rempart de front de mer traversait autrefois l’actuel quartier du Gabut et la tour Saint-Nicolas constituait l’une des extrémités de la fortification qui ceinturait la ville.

Bâtie sur un radier de pieux de chêne en raison du terrain marécageux, elle avait pour double fonction d’assurer la défense de la passe et de servir de point d’attache à la chaîne que l’on tendait depuis l’autre rive afin d’interdire l’accès au port.

De plan circulaire, à éperon et tourelles, haute de 36 mètres, l’intérieur est un dédale d’escaliers, de couloirs aménagés dans l’épaisseur des murs, desservant quatre niveaux de salles voûtées ou charpentées.

La présence d’une petite chapelle gothique, de chambres et antichambres, de réduits ou cachots, de latrines, de belles cheminées, en font aussi une résidence confortable et luxueuse du 14ème siècle.  

Saint-Nicolas, patron des gens de mer, lui a donné son nom."

Un autre panneau de la série ‘’Histoire de la Cité’’ nous indique quelques épisodes qui ont marqué l'histoire de la tour Saint-Nicolas :

‘’Construite avant 1345, la tour formait autrefois une forteresse isolée, rattachée à la terre par la muraille du Gabut.

Un capitaine nommé par le Corps de ville en assurait la garde et la chaîne qui fermait l’entrée du port en cas de danger était attachée dans une salle au rez-de-chaussée.

Pendant la fronde, le conte du Daugnon fortifia les tours contre les troupes royales, avant de partir rejoindre Condé à Bordeaux.

Mais son lieutenant de Besse qui commandait la garnison de la tour Saint-Nicolas, trahi par ses propres soldats, trouva la mort en se jetant du haut du parapet.’’

Saint-Nicolas constituait l’une des extrémités de la fortification qui ceinturait la ville.

En avançant sur la pente qui conduit à l'entrée, notre regard est attiré sur la droite par un blason dans un cadre gothique qui rompt l'austérité de la muraille.

L'état actuel  des sculptures rend difficile l'interprétation de ce blason.

Les historiens nous apprennent qu'il s'agit des armes royales (écu à trois fleurs de lys) qui surmontent les deux écus de la partie inférieure, écu de la ville avec le bateau et écu du maire en place en 1376.

Visite de l'intérieur de la Tour Saint-Nicolas

L'accueil, billetterie, boutique, est aménagé dans la magnifique salle voûtée d'ogives du premier niveau.

La tour Saint-Nicolas est ouverte tous les jours, en continu les mois de juillet et août, avec interruption le reste de l'année.

Après avoir acquitté le droit d'entrée, un dossier très complet est proposé pour faciliter la visite libre.

On peut ainsi visiter la tour au rythme souhaité, en fonction des intérêts et du temps disponible de chacun.

Ce dossier est aussi bien utile, pour ne pas dire indispensable, pour se retrouver dans le dédale de salles, galeries, escaliers, corridors et finalement aboutir sur la terrasse.

Les escaliers et les couloirs sont aménagés dans l'épaisseur des murs. On voit bien que cette tour remplissaient des fonctions militaires, de défense, et des fonctions résidentielles. On remarque en particuliers les belles cheminées.

Les espaces d'activités militaires et les espaces consacrés à la résidence sont desservis par des voies de circulation et des escaliers séparés.

La tour Saint-Nicolas a été classée monument historique en 1879.

Elle a fait l'objet d'importantes restaurations à la fin du 19ème siècle et au début du 20ème.

Aujourd'hui, la tour Saint-Nicolas est un symbole de la réussite océane de La Rochelle.

Ce serait vraiment dommage de se limiter aux vues extérieures, aussi belles soient elles, qu'elle nous offre côté chenal ou côté Vieux Port.

Notes