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En arrivant
sur la place, on s'attend plutôt voir un important édifice. On
se trouve devant un mur d'enceinte avec chemin de ronde, une
tour-beffroi et une porte de style gothique flamboyant.
On pénètre
par cette double porte dans la cour rectangulaire, de dimensions
réduites. Notre regard est tout de suite attiré par la statue
d’Henri IV sous le campanile.
Le bâtiment
central, terminé en 1606 est marqué aux griffes d’Henri IV et de
Marie de Médicis.
Sur la
façade, les statues des quatre vertus cardinales, Prudence avec
le miroir, Justice avec le sceptre et le rouleau de la Loi,
Force avec la peau de Lion et la colonne brisée, Tempérance
mêlant l’eau et le vin.
Un témoignage de la grandeur de
La Rochelle
Nous vous invitons à lire le panneau d'information
fixé sur un
mur de la cour intérieure, le mur opposé à celui de la
tour-beffroi.
Toute
l’histoire des bâtiments et tout ce que symbolise l’Hôtel de
Ville, sont résumés sur un panneau
Il suffit de
lire et regarder pour comprendre ce superbe édifice.
‘’L’hôtel de
ville témoigne de l’exceptionnelle vigueur de la commune
rochelaise.
Quatre
campagnes de construction, qui s’échelonnèrent de la fin du 15ème
siècle au 19ème siècle, sont discernables dans les
bâtiments actuels.
L’enceinte
fut élevée de 1486 à 1498 : crénelée, flanquée de deux tours
d’angle dont la plus importante servait de beffroi, elle est
ornée d’un riche décor sculpté de type flamboyant (gifures
animales ou fantastiques, végétaux gorgés de sève, armoiries de
la Ville et des maires).
Les bâtiments
qui se développent sur la cour intérieure, dans laquelle on
pénètre par deux portes aménagées dans l’enceinte, correspondent
à trois périodes de construction :
-
milieu du 16ème
siècle, fin du 16ème
-
début du 17ème siècle
-
19ème siècle.
A gauche,
l’élégant pavillon Renaissance, délicatement orné de pilastres
cannelés, d’une frise et de quelques mascarons, fut construit
après 1540, probablement par l’architecte poitevin Léonard de la Réau.
La statue qui
surmonte l’escalier refait au 19ème siècle représente
Henri IV et remplace celle que les Rochelais avaient élevée en
1612 à la mémoire du roi leur ‘’bien bon ami’’.
Au centre, le
corps de logis principal, richement décoré, fut édifié sous le
règne d’Henri IV, de 1595 à 1606 : il traduit l’opulence de la
cité huguenote parvenue à l’apogée de sa puissance économique et
politique.
On ignore
l’auteur de cette façade. Les ‘’colonnes françaises’’ de la
galerie, le décor sculpté des écoinçons et de la frise
témoignent des références au traité d’Architecture de Philibert
Delorme ; le plafond à caissons est sculpté d’attributs royaux,
de chiffres et monogrammes parmi lesquels ceux d’Henri IV et de
Marie de Médicis.
Dans les
niches du 1er étage, se dressent les statues des
quatre vertus cardinales.
Les travaux
s’achevèrent en 1607 par la construction de la façade
postérieure sur la rue des Gentilshommes, dont on peut apprécier
le bel appareil à bossages et le réalisme du navire du blason
rochelais sculpté au dessous du balcon.
L’aile droite
a été ajoutée au 19ème siècle par l’architecte des
Monuments Historiques Lisch avec un goût éclectique s’inspirant
de la Renaissance’’.
Jean Guiton,
le maire héroïque du siège de 1628
On ne peut
pas visiter l’Hôtel de Ville de La Rochelle sans évoquer le
Protestantisme et Jean Guiton, le maire héroïque. Nous y sommes
d’ailleurs invités par la monumentale statue de Jean Guiton,
dressée sur la place devant l’Hôtel de Ville.
La Réforme est
prêchée dans le Poitou par Calvin dans les années 1530. La
Rochelle accueille les idées de la Réforme et devient une
capitale du protestantisme français.
A partir de
1562, ce sont les guerres de religion entre catholiques et
protestants. Jeanne d’Albret, reine de Navarre, mère du futur
roi Henri IV, est à la tête des protestants de La Rochelle, de
1568 à 1571.
La Rochelle
résiste victorieusement à un premier siège de l’armée royale en
1572-1573.
Henri IV,
devenu roi en 1589, promulgue l’Edit de Nantes en 1598. C’est la
paix religieuse. Après la mort d’Henri IV en 1610, les
protestants ne sont plus protégés. La Rochelle fait obstacle à
la politique d’unification menée par Richelieu.
En 1627, les
Anglais, sans déclaration de guerre, viennent occuper l’Ile de
Ré.
Les Rochelais, tout en se déclarant fidèles
sujets du roi de France, cèdent à la tentation de faire défendre
leurs privilèges par le roi d’Angleterre.
L’armée royale
commandée par Louis XIII et Richelieu assiège la ville. Une
digue est construite pour couper la baie.
Le maire Jean
Guiton mène une résistance héroïque.
Après 13 mois
de siège, La Rochelle implore la grâce royale qui lui est
accordée le 28 octobre 1628.
La Rochelle ,
affamée, décimée, perd ses privilèges. Son commerce est ruiné et
ses remparts sont démantelés.
Après la
visite de l’Hôtel de Ville, on peut flâner dans les rues à
arcades. Les rues à arcades sont un des charmes de La Rochelle.
On y retrouve la vocation commerciale de la ville et le souci du
commerçant rochelais, étaler ses marchandises tout en les
protégeant contre les intempéries.
On peut
ensuite retourner au Vieux Port par des petites rues comme la
rue Saint-Sauveur et la rue du Port. |