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La Charente est
la première image que l’on a de Cognac quand on arrive par la
route venant du littoral charentais par Saintes.
Le centre ville
de Cognac et le Vieux Cognac sont en effet situés sur la rive
gauche de la Charente et on franchit le Pont Neuf pour pénétrer
dans Cognac.
La Charente est
un fleuve d’une longueur de 360 km qui prend sa source dans le Limousin
et qui traverse les départements de la Vienne, de la Charente et
de la Charente-Maritime.
La Charente a
toujours été un acteur important de la vie de Cognac. Hier
c’était le transport de marchandises, aujourd’hui c’est le
tourisme et la plaisance.
Petite histoire de la batellerie
La promenade dans Cognac nous offre
l'occasion de nous familiariser avec une activité qui a marqué
la région grâce à un panneau d'information placé devant l'Espace
découverte
‘’Le fleuve Charente connût très tôt
une activité commerciale, probablement dès l’époque romaine.
Le 11ème siècle voit déjà
un trafic de marchandises important, basé essentiellement sur le
commerce du sel et plus tard du vin.
La Charente était en effet le seul
trait d’union entre Angoulême et la mer, et les nombreuses cités
riveraines tiraient du commerce fluvial d’importants revenus.
L’an 1666 marque le début des grands
chantiers navals de Rochefort qui doivent donner à la France une
flotte capable de rivaliser avec les marines anglaise ou
hollandaise. L’approvisionnement de ces chantiers par les
gabarres est capital et la batellerie connaît un essor
considérable.
Par le fleuve circule alors bois,
fer, fonte, lin, chanvre, vivres en quantités inimaginables. Un
vaisseau emportant 600 hommes demandait 3 000 chênes du
Limousin, 500 tonnes de fonte et de fer issus des fonderies de l’Angoumois,
50 tonnes de chanvre pour les cordages et autant de lin pour les
voiles, 200 tonnes de vivres pour 6 mois de mer…
On compte annuellement 300 à 400
passages de gabares sous les ponts de Cognac, une gabarre
effectuant bon an mal an 10 à 12 voyages. En 1776, la
corporation des gabariers compte 400 membres. Le bassin de la
Charente connaît alors une prospérité exceptionnelle.
Le transport du vin a pratiquement
cessé, au profit d’autres régions vinicoles, mais le commerce
des eaux de vie de Cognac et Jarnac est florissant. Les gabares
demeurent toujours essentiellement chargées de sel à la
remontée. Cognac est, avec Jarnac et Angoulême, un très grand
port saulnier.
Dans les années 1770 et 1780, la
Charente se dote des écluses à sas que nous connaissons
aujourd’hui.
La Charente est officiellement
classée voie navigable en 1836, jusqu’à Montignac.
Mais les gabares traditionnelles
vont être bientôt remplacées par des bateaux de fer à vapeur.
L’avènement de ces nouveaux bateaux, la concurrence du chemin de
fer, la première guerre mondiale et le
déclin du port de Rochefort précipitent la batellerie
charentaise vers le marasme.
En 1926, la Charente en amont de
Cognac est déclassée des voies navigables. Ce sera le tour de
Cognac à la mer en 1957, victime cette fois de la concurrence de
la route.
Après des siècles d’utilisation
commerciale et après avoir tant fait pour le développement de la
province, le fleuve s’endort dans une torpeur nostalgique.
Des gabares, il ne reste rien.
Démontées les unes après les autres pour des destins peu
glorieux. Ce patrimoine renaît pourtant, refusant de
disparaître. Quelques gabares ont été reconstruites, qui font
découvrir aux promeneurs le fil de l’eau’’.
La Charente,
les gabarres
Les gabarres
font vraiment partie de l'histoire de la vie à Cognac.
Avec le
transport des barriques vers la mer, à partir du 17ème, la
Charente et les gabarres ont largement contribué à la renommée
mondiale du vignoble de Cognac.
Un panneau d'information également
disposé devant l'Espace découverte met en avant la gabarre, ou
gabare, ce type de bateau à fond plat utilisé sur les fleuves et
rivières de la région.
‘’Les gabares furent , aux premiers
temps du commerce du sel, de petites embarcations légères
servant au transport de marchandises sur le fleuve Charente.
Leur forme et leur taille évoluèrent
au fil du temps, selon les possibilités de navigation sur un
fleuve de plus en plus aménagé et selon les nécessités
commerciales.
Tout au long des dix siècles qui
nous précèdent, ces bateaux ont largement contribué à l’essor
économique, démographique et culturel de notre région.’’
La
Gabare "la Dame Jeanne"
La gabarre "La
Dame Jeanne" est une reconstitution grandeur nature, en bois,
d'une gabarre traditionnelle. Elle est amarrée à Cognac, près du
port de plaisance. Des balades sur la Charente sont proposées de
mai à septembre.
Le port de plaisance et le tourisme
fluvial
La Charente est navigable
d'Angoulême à la mer. Les écluses dans la région de Cognac sont manuelles et doivent
manoeuvrées par les plaisanciers.
Des locations de bateaux sans
permis, "pénichettes", pour 2 à 10 personnes sont proposées pour
différentes durées, semaine, week-end,...
Le port de plaisance de Cognac offre
tous les services recherchés par les plaisanciers.
Bonne balade sur la Charente! |